Fibre optique : les opérateurs se défendent face au “travail de cochon” dénoncé par le gendarme des télécoms

Fibre optique : les opérateurs se défendent face au “travail de cochon” dénoncé par le gendarme des télécoms

Alors que le gendarme des télécoms hausse le ton face au travail de certains sous-traitants, les opérateurs rappellent la pression sur le secteur et le manque de main-d’oeuvre qualifiée.

En marge de la présentation des chiffres sur le secteur des télécoms, Sébastien Soriano n’a pas mâché ses mots lorsqu’il parlait des “plats de nouilles”, ces branchements anarchiques au niveau des armoires de raccordement. Le président de l’Arcep parlait en effet de sous-traitants travaillant “comme des cochons” et de “travail de sagouin”, invitant ainsi les opérateurs à “faire la police” et à écarter les brebis galeuses.

Dans un entretien accordé au Parisien, où il a également abordé les craintes suscitées par la 5G, Nicolas Guérin, à la tête la FFT depuis le 15 juin, a répondu. “Les réseaux ne sont pas de l’informatique, il y a nécessairement des fils qui vont d’un point à un autre avec parfois une concentration importante au même endroit”, a-t-il souligné. Et d’ajouter que “c’était déjà le cas dans le passé avec les répartiteurs de réseaux en cuivre où il y avait déjà des fils qui partaient dans tous les sens”. Celui-ci a toutefois admis que certains sous-traitants ne font “pas attention à marquer et bien peigner les fils” pour accélérer la cadence.

Nicolas Guérin tente de nuancer la situation soulignée par l’Arcep en rappelant qu’il y a “beaucoup de pression sur les opérateurs et leurs sous-traitants pour raccorder tout le monde” et que le secteur a “des problèmes indéniables pour trouver des techniciens, car les écoles ne sont pas remplies”. Selon lui, il manquerait ainsi plusieurs milliers de personnes.

Source : Le Parisien

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